Réglementation : la restriction européenne du plomb dans les munitions, vue par les tireurs et les chasseurs
Le dossier qui agite vraiment le monde du tir sportif et de la chasse cette semaine n'est pas judiciaire mais réglementaire : la restriction européenne sur le plomb dans les munitions progresse, avec une échéance désormais fixée à sept ans d'adaptation pour la filière, contre trois ans dans la version initiale du texte.
L'ANPAM (l'association italienne des fabricants d'armes et de munitions sportives et civiles, dont la position fait référence pour toute la filière européenne) a réagi cette semaine : elle reconnaît ne pas pouvoir obtenir le rejet total de la restriction, mais salue deux avancées obtenues grâce au dialogue avec les institutions — l'exclusion totale des munitions et balles métalliques du périmètre, et l'allongement de la période de transition de trois à sept ans. Elle prévient toutefois que la mise en œuvre posera des défis techniques et organisationnels à toute la chaîne, pas seulement aux fabricants : stands de tir, armuriers et tireurs/chasseurs eux-mêmes devront s'adapter. L'association s'engage à poursuivre le dialogue avec les acteurs nationaux pour limiter l'impact une fois la transition achevée, et appelle à éviter tout « alarmisme injustifié » sur le sujet.
Même semaine, même thème côté chasse : Chasson.com titre sur « les balles épargnées » et ce délai de sept ans pour s'adapter — un angle qui confirme que le sujet est suivi de près par les deux filières, chasse et tir sportif, qui partagent largement les mêmes munitions et les mêmes stands.
Sources : Caccia Passione — Position de l'ANPAM sur l'interdiction des munitions au plomb · Chasson.com — Restriction du plomb dans les munitions : les balles épargnées, sept ans pour s'adapter
Pratique : un point sur le droit des particuliers à détenir une arme en France
La Provence a publié le 16 octobre un article pratique à destination des particuliers qui s'interrogent sur leurs droits : quelles armes peut-on acheter et détenir légalement, sous quelles conditions, et avec quel permis. L'article rappelle les grandes lignes du cadre applicable aux tireurs sportifs et chasseurs — catégorisation des armes (de la catégorie A, interdite, à la catégorie D, en vente libre ou soumise à simple déclaration), nécessité d'une licence de tir en cours de validité ou d'un permis de chasser pour accéder aux catégories réglementées, et démarches à effectuer auprès de l'armurier et de la préfecture. Un rappel utile pour tout tireur qui s'équipe ou qui conseille un nouveau licencié dans son club.
Vie des stands de tir : à Saint-Nazaire, la mairie ferme son stand municipal aux forces de l'ordre pour nuisance sonore
Un sujet qui concerne directement l'usage des installations de tir : depuis le 1er septembre, la mairie de Saint-Nazaire interdit aux policiers nationaux, gendarmes et douaniers de s'entraîner au stand municipal des Québrais, leur demandant de trouver un autre site (La Baule ou Nantes sont cités). Les policiers municipaux de la ville, désormais armés, devront quant à eux être formés sur place, la mairie organisant leurs séances.
La raison invoquée est la nuisance sonore pour les riverains : le maire David Samzun avait déjà évoqué le sujet en conseil municipal en novembre 2025, jugeant que « entendre des rafales d'armes automatiques » posait un vrai problème de voisinage. L'article ne dit rien de l'éventuel impact sur les clubs de tir sportif qui utilisent le même type d'infrastructures — mais le cas illustre une tension de plus en plus fréquente entre riverains et exploitants de stands, que connaissent bien les clubs affiliés FFTir confrontés à des recours ou des pressions sur leurs créneaux.
Source : Breizh-Info — Saint-Nazaire : la mairie chasse policiers et gendarmes de son stand de tir