Semaine — 5 au 11 octobre 2026

Événement : premier bilan pour TIR EXPO, plus de 15 000 visiteurs annoncés

Les premiers retours sur TIR EXPO, le salon qui s'est tenu les 3 et 4 octobre au Centre National de Tir Sportif (CNTS) de Châteauroux-Déols, sont positifs. Selon un article de La Nouvelle République relayé cette semaine, le salon aurait accueilli plus de 15 000 visiteurs pour sa première édition — en deçà des 25 000 visiteurs espérés en amont, mais un chiffre que les organisateurs qualifient eux-mêmes de satisfaisant (« on est agréablement surpris et satisfaits »). Plus de 200 exposants étaient présents sur les 100 hectares du site, qui avait accueilli les épreuves de tir de Paris 2024.

Ambition affichée pour la suite : faire de Châteauroux la future « capitale du tir sportif en France ». Pas de confirmation à ce stade d'une deuxième édition, mais le ton est clairement à la pérennisation de l'événement.

Sources : Titrespresse.com — « Faire de Châteauroux la capitale de tir sportif en France » : la première édition de Tir Expo (via La Nouvelle République) · Indre.fr — Tir Expo : le CNTS accueille le premier salon français du tir sportif


Réglementation : la proposition de loi sur les armes historiques et de collection est officiellement déposée

Suite directe du dossier suivi la semaine dernière : le député Peio Dufau a déposé le 6 octobre la proposition de loi n° 3248, enregistrée à la présidence de l'Assemblée nationale et renvoyée à la commission des lois. Le texte fait explicitement suite à l'assassinat de l'ancien rugbyman Federico Martín Aramburú, tué à Paris le 19 mars 2022 avec des armes anciennes acquises légalement — procès qui s'est achevé le 25 septembre 2026.

Le texte comporte trois articles :

  • Article 1er — remplace la notion de « modèle antérieur/postérieur à une date » par la date de fabrication de l'arme elle-même (article L. 311-3 du code de la sécurité intérieure). Les armes qui perdraient leur statut historique basculeraient en catégorie A, B ou C selon leurs caractéristiques.
  • Article 2 — interdit le classement en catégorie D (non réglementée) des armes à feu en état de fonctionnement. Le plancher deviendrait la catégorie C : déclaration obligatoire, justificatif (permis de chasser, licence de tir ou carte de collectionneur), consultation du FINIADA par l'armurier et enregistrement au Système d'Information sur les Armes (SIA).
  • Article 3 — prévoit un rapport du gouvernement au Parlement, dans les deux ans suivant la promulgation, sur l'impact de la loi et la conformité au droit européen (la Commission européenne avait mis la France en demeure sur ce sujet le 8 octobre 2025).

Aucun calendrier d'examen n'est fixé à ce stade : le texte est en commission, étape la plus en amont du parcours parlementaire. Une proposition similaire, déposée sous la précédente législature, n'avait pas abouti — à suivre dans les prochaines semaines pour savoir si celle-ci ira plus loin.

Sources : Assemblée nationale — Proposition de loi n° 3248 · Maître Hassan Kohen — Proposition de loi n° 3248 du 6 octobre 2026 : ce qui changerait vraiment


Faits marquants : deux anciens gendarmes du Psig d'Angers jugés pour détournement d'armes

Procès prévu le 5 octobre à Angers pour deux anciens gendarmes du Psig (peloton de surveillance et d'intervention) et un civil, poursuivis pour détention et cession illégales d'armes de guerre. Les militaires sont soupçonnés d'avoir détourné, à des fins de collection personnelle, des armes initialement saisies chez des particuliers — les perquisitions ayant notamment révélé un fusil d'assaut allemand STG 44 de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que des insignes nazis. Le verdict n'était pas connu au moment de la rédaction de cette veille.

Source : Titrespresse.com — Insignes nazis et fusils d'assaut : deux gendarmes du Psig d'Angers soupçonnés (via La Dépêche)