Histoire
Gevelot — Le géant français de la munition
Gevarm est une filiale de Gevelot, l'un des plus importants fabricants de munitions français. Gevelot, fondé au XIXe siècle, produit des cartouches, des amorces et divers produits pyrotechniques. Dans les années 1950, la société décide de compléter son offre en fabricant des armes légères compatibles avec ses munitions — notamment des carabines .22 LR.
La branche armurerie prend le nom de Gevarm (Gevelot Armes) et s'installe à Saint-Étienne, dans le berceau traditionnel de l'armurerie française.
L'ère des carabines d'initiation (1955–1985)
Gevarm produit une gamme de carabines légères, simples et abordables — parfaitement adaptées à l'initiation en clubs de tir et à la chasse au petit gibier. Dans la France des Trente Glorieuses, le tir sportif connaît un essor important et les clubs ont besoin d'armes accessibles pour leurs sections jeunes.
Les carabines Gevarm répondent à ce besoin : fiables, économiques, entretien simple. Elles équipent de nombreux clubs FFTir durant les années 1960–1980.
Fin de production
La compétition internationale croissante (carabines américaines, allemandes, autrichiennes) et les mutations industrielles mettent fin à la production Gevarm dans les années 1980. La marque disparaît progressivement du marché.
Modèles principaux
| Modèle | Type | Alimentation | Époque |
|---|---|---|---|
| A7 | Carabine semi-auto | Chargeur boîte 8 coups | 1955–1975 |
| D4 | Carabine semi-auto | Chargeur boîte | 1965–1980 |
| E1 | Carabine semi-auto légère | Chargeur boîte | 1970–1985 |
Gevarm aujourd'hui
Les carabines Gevarm sont des pièces de collection dans les clubs et chez les collectionneurs d'armurerie française. On en trouve régulièrement dans les ventes aux enchères d'armes et chez les armuriers spécialisés en occasion.
Leur intérêt : témoins de l'industrie armurière stéphanoise et de la culture du tir sportif français d'après-guerre.
Statut légal en France
Catégorie C — déclaration pour licenciés FFTir ou chasseurs.
Valeur de collection : 100 – 350€ selon modèle et état.
Sources : Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Étienne