Présentation

Le FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Étienne) est le fusil d'assaut développé par la MAS et adopté par l'armée française en 1978. Chambré en 5,56x45 OTAN, c'est un des premiers fusils d'assaut à configuration bullpup adoptés par une grande armée occidentale.


Le concept bullpup

Dans une configuration bullpup, le mécanisme et le chargeur sont placés en arrière de la détente — derrière la main du tireur. Avantages :

  • Canon plus long à longueur totale égale (canon 488mm pour un fusil de 757mm seulement)
  • Centre de gravité reculé pour faciliter la manipulation en espace réduit
  • Compacité supérieure aux designs conventionnels à canon identique

Inconvénients du FAMAS spécifiquement : éjection centrale (difficile pour gauchers), mécanisme à fermeture retardée par levier (sensible à la qualité des munitions), entretien délicat.


Caractéristiques techniques

Paramètre Valeur
Calibre 5,56x45 OTAN (câmbre 1:9 — FAMAS G1/F1)
Mécanisme Semi/rafale (militaire), SA seulement (civil)
Capacité 25 coups (STANAG 30 coups possible sur FAMAS G2)
Canon 488mm
Longueur totale 757mm
Poids ~3 610g (vide)
Cadence de tir ~900–1 000 coups/min (militaire)

Versions principales

FAMAS F1 (1978) : version initiale, câmbre 1:9 pour munitions françaises F2. Poignée chargeur intégrée dans la crosse.

FAMAS G1 : version améliorée, garde-main allongé, rail pour lunette.

FAMAS G2 (1995) : compatibilité chargeurs STANAG (NATO), canon câmbre 1:12 pour munitions SS109. Version destinée à l'export et aux unités d'élite.


Remplacement par le HK416 (2017)

Le HK416 allemand (Heckler & Koch) est sélectionné en 2016 pour remplacer le FAMAS dans l'armée française. Raison principale : la MAS étant fermée depuis 2001, le MCO (Maintien en Condition Opérationnelle) du FAMAS n'était plus assuré en France. Livraisons échelonnées de 2017 à ~2028.


Statut légal en France

Catégorie A1 — arme de guerre, interdite aux civils.

Les FAMAS semi-automatiques civils exportés dans les années 1980 (vers les USA notamment) sont classés différemment selon la législation locale, mais restent catégorie A1 en France.

Sources : Ministère des Armées, Service Historique de la Défense